-Fabien DE CENS NICOLAS (UMP régionale et cantonales)
-Marie FAVROT (UMP régionale)
-Mathieu CHAMUSSY (UMP régionale)
-Jérôme RIPPOL (UMP régionale)
-Bernard BETTO (UDF cantonale)
Le Président Jean-Luc Médina a commencé l’entretien en demandant aux différents candidats de préciser les axes forts de leurs thèmes de campagnes.
Monsieur CHAMUSSY a le premier répondu. Sa liste s’appuie sur un bilan important de cinq ans pour un mandat de six ans. En outre, il a déclaré que cette élection présente une dimension particulière au regard des lois de décentralisation. Pour Monsieur CHAMUSSY, cette élection est celle de la maturité compte tenu des nouvelles responsabilités. Le projet de sa liste est orienté sur des notions complémentaires : d’une part, l’excellence dans tous les domaines (scientifique, environnement…) et d’autre part, la solidarité.
Pour Monsieur BETTO l’élection cantonale est une élection difficile à comprendre pour les électeurs. Pour ce candidat, il faut dénoncer le renforcement de cette confusion qui résulte d’un déficit de démocratie. Monsieur BETTO a expliqué que la Ville, le Conseil Général et la Métro, toutes dirigées par la Gauche, se mettent d’accord entre elles. Pour illustrer son propos Monsieur BETTO a cité l’affaire du stade.
Enfin, Fabien de Cens Nicolas a affirmé la nécessité d’un débat démocratique et a dénoncé l’augmentation de la dette départementale.Ensuite, Jean-Luc MEDINA a évoqué l’épisode Charles MILLON d’il y a six ans. Il a ensuite demandé s’il y a dans la liste UMP aux élections régionales des personnes qui avaient voté pour Charles MILLON et si les candidats peuvent donner des garanties pour éviter que le scénario MILLON se répète.
Monsieur CHAMUSSY a déclaré que la technique du mode de scrutin interdit que le scénario se répète et que la position de l’UMP est sans ambiguïté sur le Front National.
Bernard BETTO a annoncé que l’UDF a pris sa décision de retirer sa candidature du canton 3 afin d’éviter la présence du Front National au second tour.
Pour Madame FAVROT on ne peut résoudre le problème de l’antisémitisme que par l’éducation.
Monsieur RIPOLL a commencé par citer une anecdote personnelle pour ensuite affirmer que l’antisémitisme est dans tous les partis et qu’il entend le combattre.
Enfin, pour Fabien de Cens Nicolas, présenter un candidat issu de l’immigration peut permettre de lutter contre l’antisémitisme.Jean-Luc MEDINA a ensuite voulu présenter un message aux candidats. Le président du CRIF Grenoble-Isère a rappelé que la communauté juive a vécu une augmentation des actes antisémites provenant des personnes issues de l’immigration maghrébine. Il a ensuite précisé que les juifs français ne sont pas communautaristes et que pour lutter contre ces agressions la nationalité ou la religion du candidat importe peu.
Ensuite Jean-Luc MEDINA s’est prononcé sur la loi relative à la laïcité. Il a rappelé qu’il n’y avait jamais eu de problème avec la communauté juive mais qu’avec la nouvelle loi il y en aura, dénonçant ainsi un recul pour combattre l’islamisme. Jean-Luc MEDINA a regretté que l’on en vienne à stigmatiser tous ceux qui portent des signes distinctifs.
Bernard BETTO a pris la parole pour rappeler que l’UDF ne voulait pas de cette loi. Le besoin de religion est inhérent à l’homme et la loi n’a rien réglé au fond. Il a démontré que rien n’a changé après cette loi puisque si une jeune fille porte le voile il faudra bien examiner son cas.
Pour Fabien de Cens Nicolas la loi est un symbole pour la République et il ne faut pas transiger sur les valeurs de la République.
Selon Monsieur CHAMUSSY, on a atteint les limites du creuset Républicain. Le pacte Républicain est gravement menacé par la montée des extrémismes et celle du communautarisme. Il faut donc reconstruire le pacte républicain.
Pour Madame FAVROT la loi sur la laïcité n’est pas démagogique, il est insupportable de voir des femmes avec un foulard.
Monsieur CHAMUSSY a conclu sur ce sujet en affirmant que nous étions effectivement confronté à un choc des civilisations.Enfin, Jean-Luc MEDINA a abordé un dernier sujet : l’attachement des juifs de France avec Israël et les relations franco-israéliennes.
Pour Jérôme RIPOLL, il convient de ne pas perdre de vue qu’Israël est le seul Etat démocratique du Moyen-Orient
Selon Bernard BETTO, la politique pro-arabe du Général de Gaulle existe toujours en France. Il convient de faire une jonction entre cette politique et la recherche d’une position équilibrée.
Monsieur CHAMUSSY, quant à lui, a affirmé que lorsqu’on a un ami, on veut qu’il soit parfait. Et pour le candidat UMP, la France, ami indéfectible d’Israël, a un très haut niveau d’exigence envers ce dernier. L’idée cependant de faire juger par une Cour internationale la construction d’un mur est une erreur. Enfin, pour Monsieur CHAMUSSY, Jérusalem est la capitale d’Israël.
Pour Madame FAVROT, dans beaucoup de domaine, Israël est admiré et il faut favoriser les échanges avec lui par le biais de bourses et de congrès par exemple.
Enfin, Fabien de Cens Nicolas a regretté le manque d’information chez les jeunes vis-à-vis du conflit. Selon lui, il faut favoriser la mise en place de comités.
Eric HATTAB
Crif Grenoble Isère