Grenoble, le 6 Mars 2003
Le CRIF Grenoble Isère a pris connaissance de la motion votée par le conseil d’administration de l’université Stendhal le 3 Mars 2003 qui affirme tout et son contraire, demande au gouvernement français de « prendre ses responsabilités » sur l’accord d’association Union Européenne-Israel tout en sollicitant son extension à la partie palestinienne mais en s’opposant à tout boycott.
Le CRIF Grenoble Isère rappelle que le texte de la motion excède les prérogatives et compétences attribuées aux conseils d’administration des universités par la loi.
Le CRIF stigmatise un texte « fourre tout » hypocrite et peu courageux qui prône sans oser l’affirmer le boycott tout en en condamnant le principe même.
Le CRIF s’étonne de ce que le conseil d’administration de l’université Stendhal semble méconnaître la réaction publique du gouvernement, de Monsieur Luc Ferry qui a jugé ce type d’initiative « inopportune » (le Figaro 8.01.03),de Monsieur De Villepin qui a rappelé « la volonté très forte et très déterminée de développer et d’intensifier les relations bilatérales avec Israel (19.12.02) et de Monsieur Jean Pierre Raffarin qui au nom du gouvernement à saluer la réaction d’indignation générale de l’opinion et sa réaction salutaire (25.01.03) .
Le CRIF Grenoble-Isère constate qu’à aucun moment le conseil d’administration de l’université Stendhal ,qui en a la possibilité, ne propose une initiative visant à favoriser le rapprochement entre universitaires Israéliens et palestiniens, seule voie permettant de favoriser le dialogue et la paix. Dont acte.