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Discours
d'Alain Cohen-Boulakia au CCJ
Bonjour à tous,
Depuis toujours, comme beaucoup d'entre vous, j'éprouve
pour Israël un attachement viscéral . Et chaque fois
que quelque chose de grave se passait la-bas, comme vous tous, j'étais
inquiet mais aussi tellement serein par la force de ce pays. Mais
depuis maintenant 6 semaines, alors que l'on touchait, alors que
je pensais que l'on touchait du bout des doigts cette paix que l'on
attendait depuis si longtemps, tel un château de carte, tout
c'est effondré. Comme beaucoup d'entre vous, j'ai cherché
à comprendre. Ce pouvait-t' il que la visite d'un seul homme
sur le mont du temple mette le feu en Israël ?
Avec tout ce qui a été dit, été rapporté,
été montré, j'ai eu peur à un moment,
de douter, de douter des hommes qui font ce pays.
Alors, j'ai ressenti comme une évidence le besoin d'aller
a Jérusalem pour voir, pour comprendre. Et là-bas,
j'ai vu, j'ai vu des pierres ,pas celles de l'Intifada d'El Acqsa,
j'ai vu nos pierres, celles du temple, du temple du roi David. Vous
savez, elles sont toujours aussi belles.
Là-bas, j'ai vu et j'ai entendu des hommes, les grands hommes
d'Israël,
le président Katzav, digne devant la douleur des familles
des soldats morts tues ou lynchés,
le premier ministre Barak, torturé par les choix si difficile
qu'il doit faire
le président de la Knesset Bourg, digne fils de son père
d'une intelligence remarquable au service de son peuple
le maire de Jérusalem Olmert, si enthousiaste et convainquant
quand il parle de sa ville
Il m'ont tous impressionnés. La force de leur conviction
m'a rassuré sur l'avenir d'Israel. Leur message, c'est qu'Israël
est fort, fort pour faire la paix mais aussi si besoin, fort pour
faire la guerre.
Mais vous savez ce qui m'a le plus émus ?
Jeudi j'ai quitté le groupe pour retrouver Jackie, Jackie
c'est le cousin de ma femme. Jackie a quarante ans il est Sabra,
il a fait l'armé les guerres. Pendant 10 ans il a travaillé
pour les services de sécurité intérieure d'Israël,
il était plus souvent en mission secrète qu'a la maison.
Et j'étais avec lui, ce jeudi, dans sa voiture, à
Tel Aviv, et je lui racontais que nous étions venu à
plus de 300 de France pour montrer combien on aimait Israël,
combien on soutenait Israël, je lui racontait notre visite
a Gilo au Kotel à la Knesset à la résidence
de la présidence.
Et vous savez ce qui m'a le plus émus ?
Il avait la chair de poule.
Il avait la chair de poule.
Je fixais ses avant bras, je n'ai rien dis pour ne pas le gêner
mais j'ai compris combien ma visite était importante pour
lui, pour Israël, pour moi.
La venue de chacun d'entre nous est tellement importante.
Notre soutien envers Israël est tellement important, que l'on
ne doit pas douter, que l'on ne doit plus douter.
La venue d'un seul homme sur le mont du temple pouvait-elle mettre
le feu en Israël ?
Israël est pointé du doigt. Chaque jour nous amène
son lot d'images , chaque jour nous amène son lot d'article
de presse ou Israël est accusé des pires atrocité.
En France, des juifs, enfants d'Israël, participent à
ce lynchage médiatique. Je vous le dis, s'ils avaient raison
je n'aurais pas pris la parole ce soir.
Ils ont tord.
Nous revenons de là-bas et je vous le dis, Israël fait
ce qu'il peut pour sauver la paix .Tous les grand hommes d'Israël
veulent la paix avec les palestiniens.
La paix sera pour demain ou après demain ou après
après demain mais elle dépend des palestiniens.
Alors la venue d'un seul homme sur le mont du temple pouvait-elle
mettre le feu en Israël ?
Et bien en Israël j'ai découvert un homme extraordinaire,
un puit de culture, une montagne de connaissance, un juif français.
Il est journaliste, il travail au courrier international il s'appelle
Alexandre Adler et je voudrais que vous écoutiez son analyse
sur les raisons de cette sixième guerre. Car pour lui c'est
déjà une guerre.
Je vous propose de voir un résumé de son intervention
passionnante.
Je vous remercie
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